Des acteurs politiques, de la société civile en exil et des activistes de la diaspora du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont porté sur les fonts baptismaux, samedi 9 mai dernier, à Bruxelles (Belgique), une structure dédiée à la lutte pour le retour à l’ordre constitutionnel dans les pays du Sahel.
Très engagée dans la lutte pour les droits et libertés fondamentaux dans l’espace AES, cette nouvelle coalition se veut être la voix des sans-voix au Sahel mais aussi et surtout un cadre qui engagera des actions aux plans sous régional, régional et international pour faire aboutir ses objectifs.
Selon Dr Mayra Djibrine, présidente de l’ADS, le Sahel est aujourd’hui pris entre deux feux à savoir les régimes militaires d’une part, et les groupes armés terroristes qui sèment la mort, la désolation et la terreur contre les populations, d’autre part. « Tout laisse voir que ces régimes militaires n’ont pas la solution aux défis du Sahel actuel », a indiqué Dr Mayra. Avant d’ajouter : « Nous porterons la voix de ceux qui souffrent en silence, des opprimés, des victimes d’injustice. Nous porterons cette voix partout où on voudra l’entendre ».
Avant de terminer son allocution, la présidente de l’ADS a fait savoir que leur voie consiste à lutter sans se mentir et s’engager les yeux ouverts. Ce, conformément au manifeste de l’ADS, dont la ligne d’action est : « Par l’union des forces autour de notre idéal démocratique ». Pour ce faire, la coalition mènera des actions de lobbying aux niveaux sous régional, régional et international en vue de faire pression sur les régimes en place dans les trois pays du Sahel.
Comme mode d’action, l’ADS entend établir une stratégie de communication ciblée, saine, coordonnée et resserrée autour de ses objectifs. Le manifeste conclut : « Nous nous engageons à faire du Sahel un espace sécurisé avec des projets économiques quinquennaux, décennaux et triennaux en mettant l’accent sur le développement à la base et l’éducation pour tous ».
La rédaction





