Enfin l’épilogue dans la rocambolesque affaire dite de crimes rituels. Il y a quelques mois, se rappelle-t-on, un féticheur assassina plusieurs personnes, à Niamey, à des fins prétendument rituelles. Très vite, la police mettait le grappin sur le féticheur qui, à son tour, impliqua une autre personne, un de ses co-détenus à la prison de Niamey antérieurement. Fait curieux, le nom de l’ancien ministre des Affaires étrangères et de l’Energie, Ibrahim Yacouba, apparait dans le dossier sans qu’aucun des présumés mis en cause n’ait eu à le citer. En effet, ni le féticheur, ni l’intermédiaire supposé n’ont eu à impliquer l’ancien ministre, ce d’autant qu’ils ne le connaissent ni d’Adam ni d’Eve. Ils ne le connaissent pas et ne l’ont jamais rencontré, ont-ils soutenu à plusieurs reprises lors des différentes auditions. Au cours des trois confrontations entre Ibrahim Yacouba, le féticheur et l’intermédiaire, ces deux derniers ont réaffirmé ne pas connaitre le premier.
Malgré tout, l’ancien ministre est placé sous mandat de dépôt à Ouallam. « J’ai eu, aujourd’hui, une des plus monstrueuses expériences qu’un avocat puisse dans sa carrière être témoin […] l’instrumentalisation et la machination sont énormes », s’est indigné Maître Samna Soumana Daouda, l’avocat de l’ancien ministre d’Etat. Et ce jurisconsulte de renseigner l’opinion publique en son temps : « Le dossier après avoir été convenablement traité par la police judiciaire a été transmis au parquet et les personnes suspectées déferrées. À ce moment, au lieu que le dossier soit transmis à un juge d’instruction, Il est retourné à la police judiciaire avec des consignes claires de « mettre en cause Ibrahim Yacouba dans le dossier ».
La suite est connue, Iyac, comme l’appellent ses fans, y gardera prison pendant 107 jours. Le 26 décembre 2025, le juge d’instruction, en charge du dossier, a pris une ordonnance de non-lieu. Ibrahim Yacouba est totalement blanchi dans cette scabreuse affaire qui a retenu l’attention, depuis son déclenchement. L’ancien ministre n’est ni de près ni de loin impliqué dans ces crimes rituels. Depuis le 30 décembre, Ibrahim Yacouba a regagné son domicile et sa famille, avec le cœur léger, celui d’un homme dont tout le combat était dédié au progrès de notre pays. En tant qu’agent de l’Etat, syndicaliste et ministre, son agenda était celui du développement du Niger. Lorsqu’il est entré en politique, il avait fondé avec plusieurs de ses camarades un parti dénommé Mouvement Patriotique Nigérien (MPN Kishin Kassa), qui confirme son attachement ferme à la patrie. Il est d’un patriotisme chevillé au corps. Un tel personnage ne peut être lié à des activités illicites contraires à son éthique personnelle. Avec cette libération assortie d’un non-lieu, ce n’est que justice qui est rendue à Ibrahim Yacouba.
La rédaction





