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27 janvier, 2026
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Réaménagement du gouvernement : On reprend les mêmes et on recommence !

Un réaménagement technique du gouvernement a été rendu public ce lundi 26 janvier : pratiquement le quatrième en deux ans et demi de gouvernance du général Abdourahamane Tiani. Au sein de l’opinion publique, on s’est attendu plutôt à un profond remaniement du gouvernement pour donner du tonus à l’action des pouvoirs publics. A tout le moins, l’opinion se serait contentée d’un jeu de chaises musicales. Ni l’un ni l’autre. Le général a préféré la continuité en prenant les mêmes et en recommençant.

Ce réaménagement technique présente quatre caractéristiques : le Premier ministre Ali Lamine Zeine perd le portefeuille de l’Economie et des Finances ; M. Abdou Rafa Maman Laouali devient ministre de l’Economie et des Finances ; le ministre délégué aux Finances Maman Sidi quitte le gouvernement ; enfin, le volet « culture » est désormais rattaché au Ministère de la Jeunesse et des Sports. Dans ce dernier cas, sans doute que l’imam Ali Ben Sala, qui était ministre de la Refondation, des Valeurs Sociales et de la Culture, ne se sentait pas à l’aise avec le volet Culture, un champ vaste et laïc.

Pour le reste, chacun a gardé sa place. Est-ce l’expression que tous les reconduits ont présenté de bonnes notes au chef ? Travaillent-ils tous bien et dans l’intérêt supérieur de la Nation ? Le temps permettra d’apprécier.

Quant au nouveau ministre de l’Economie et des Finances, il présente le profil d’un technocrate qui a fait l’essentiel de sa carrière à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Avant d’être nommé au gouvernement, il était directeur national de la BCEAO pour le Niger. Il a été conseiller spécial du Premier ministre chargé du suivi de la politique d’endettement de l’Etat et de négociation des aides budgétaires, directeur général des reformes financières puis secrétaire général du Ministère des Finances. Il prend la tête du Ministère à un moment où le Niger ne peut compter que sur ses ressources internes, le marché financier régional et le recours aux institutions de Bretton Woods (FMI et Banque mondiale) pour faire fonctionner son administration et réaliser des investissements. A bien d’égards, le problème de fond est plutôt inhérent au système qu’à un changement de personnes. Pour inverser la tendance, il faut sortir le Niger de l’isolement et du tâtonnement. Il faut savoir raison garder car il apparait clairement pour chacun que le Niger n’est pas le nombril du monde. Il faut s’ouvrir au monde en renonçant à la victimisation et au populisme béat. Si le pays s’enlise les autres pays ne sont pas là pour s’apitoyer sur notre sort.   

La Rédaction

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