La guerre s’est installée au Moyen-Orient en raison de l’attitude belliqueuse du président américain Donald Trump et de son fidèle allié israélien Benjamin Netanyahu, en plein mois de ramadan. C’est une attitude belliqueuse pour au moins deux raisons principales : la première, c’est que l’intervention militaire américano-israélienne est intervenue le samedi 28 février dernier alors que les négociations sur le nucléaire iranien étaient en cours ; toutes les voies du dialogue et de la négociation n’ayant pas été épuisées. Deuxièmement, Trump n’a eu besoin ni de l’autorisation du Congrès américain, comme le prévoit la Constitution de son pays, ni de celle des Nations-Unies pour lancer des frappes contre des sites stratégiques, des écoles et habitations dans plusieurs villes iraniennes. En cela, il affiche un mépris royal pour les lois de son pays et le droit international. C’est ce qu’il a déjà fait au Venezuela sous le regard médusé de la communauté internationale en kidnappant le président de ce pays sous couvert de la lutte contre le trafic des drogues. Il n’a pas fallu plus de temps pour se rendre compte que cette opération ne vise qu’à mettre le grappin sur le pétrole vénézuélien, avec la bienveillance des hommes et femmes liges qu’il a fait installer à la tête de cet Etat.
En Iran, c’est le scénario vénézuélien que Trump envisage. La lutte contre le nucléaire iranien n’est qu’un fallacieux prétexte : Trump se trahira très tôt en indiquant vouloir changer le régime politique en Iran, pour installer un gouvernement à sa dévotion. Pour ce faire, non seulement il fallait tuer des élites du pays comme le Guide de la Révolution Ali Khamenei, des hauts responsables militaires et politiques dont l’un des derniers en date était l’ancien président de la République Mahmoud Ahmadinejad, mais aussi des civils, dans le secret espoir de provoquer un soulèvement populaire contre les autorités en place.
Or, cette méthode brutale ne fait pas toujours recette. Les américains doivent se rappeler de leur intervention en Irak pour évincer et tuer Saddam Hussein et installer un homme de leur choix pour lui succéder. La réaction du peuple irakien a été prompte : l’homme des américains a été rejeté. Depuis cette intervention brutale, l’Irak ne s’est pas encore remis.
Il y a lieu de se rendre compte qu’en Iran, le système politique est plus structuré et le sentiment national plus fort. Les missiles ne tuent pas une idéologie de la dimension de celle de la République Islamique d’Iran. Ils la consolident plutôt.
En arrière-plan de la guerre que mènent Trump et Netanyahu, on peut y voir aussi des impératifs de politique intérieure : les élections de mi-mandat, dans quelques mois, pour le premier, et la phobie de perdre le pouvoir et se retrouver dans les mailles de la justice, pour le second.
La guerre s’est installée au Moyen-Orient, la conflagration est générale. Outre l’Iran et Israël, les Etats satellites des Etats-Unis dans la région comme Bahreïn l’Arabie Saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis sont impactés par les frappes iraniennes qui ciblent des bases américaines qui y sont implantées. Bien malin celui qui dira le temps que cette folie meurtrière et destructrice, au Moyen-Orient, va prendre.
La Rédaction





