Dans une lettre adressée à l’ancien président du Niger, Issoufou Mahamadou, Dr Abdoul Azizou Garba Brimaka explique les enjeux de sécurité nationale du Niger. Il lance un appel à la responsabilité. Dans sa lettre, il rappelle les risques du tout militaire, de déni, de populisme et de propagande qui ont des limites dans la gestion d’un État.
Ces choix, selon lui, sont inefficaces face à la persistance de la menace terroriste et ont contribué à affaiblir les fondements de l’État sans apporter de solutions durables. Par exemple, Il soutient qu’il ne suffit pas de remplacer une dépendance par une autre pour croire que le problème est résolu. Selon Dr Brimaka, les racines de la crise actuelle ne se trouvent pas seulement à l’extérieur, comme la menace terroriste, mais également à l’intérieur du système, en raison de problèmes de gestion des deniers publics et de lutte pour le contrôle du pouvoir.
Pour l’instauration d’une paix durable, il plaide pour un consensus national inclusif, une condition essentielle pour éviter une désintégration de l’État. Selon, lui il est impératif de favoriser un dialogue national qui transcende les clivages et les rapports de force. Sa plaidoirie s’accompagne d’une demande explicite, celle de la libération du président Mohamed Bazoum et des autres prisonniers politiques. À cette fin, il sollicite l’implication de l’ancien président Issoufou Mahamadou qui peut jouer encore un rôle pour un avenir radieux pour le Niger.
La lettre du Dr Abdoul Azizou Garba Brimaka s’inscrit clairement dans une posture d’engagement citoyen. Par son ton direct et sa volonté d’interpeller les acteurs clés de la scène, elle traduit une forme de courage intellectuel rarement exprimée avec une telle franchise dans le contexte actuel. Il assume une parole libre, nourrie à la fois par son expertise académique et son expérience au sein des institutions de l’État.
A noter que Dr Abdoul Aziz Garba Brimaka vient de soutenir sa thèse de doctorat sur le thème : « Nexus sécurité développement : analyse des effets du terrorisme sur la construction de l’État au Niger », soutenue le 19 mai à l’université catholique de Louvain en Belgique ».
La rédaction





