Samedi 25 avril 2026. Tôt le matin, une opération terroriste coordonnée, simultanée et complexe, impliquant le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (JNIM) et le Front de Libération de l’Azawad (FLA), a ciblé les villes maliennes de Sevaré, Mopti, Gao, Kidal et Kati. L’opération s’est étendue du nord au sud du pays. C’est sans doute la première fois qu’une opération d’une telle ampleur et impliquant des acteurs aux objectifs diamétralement opposés se déroule au Mali : comme dit quelqu’un, c’est l’association de ceux qui veulent l’indépendance sans la charia et de ceux qui veulent la charia sans l’indépendance.
Cette attaque d’une rare violence a causé de nombreuses victimes militaires et civiles dont le numéro 2 du gouvernement malien. « Le Gouvernement de la Transition du Mali a le profond regret de porter à la connaissance de l’opinion, le décès tragique du Général de Corps d’armée Sadio Camara, ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants », peut-on lire dans un communiqué publié le 26 avril par le porte-parole du gouvernement. Un véhicule piégé a visé sa résidence au moment où il y était. Et le communiqué de poursuivre : « En outre, l’effondrement de sa résidence a causé d’autres victimes et la destruction d’une mosquée à proximité, ayant entrainé la mort de certains fidèles qui étaient à l’intérieur ». A cette date, aucun bilan consolidé officiel ni aucun point de situation dans les villes ciblées n’étaient disponibles.
A Kidal, localité du nord reprise en octobre 2023 par les Forces armées maliennes (FAMa) appuyées par les éléments du groupe Wagner, aujourd’hui Africa Corps, des mains des rebelles du FLA, la situation était confuse. Les militaires loyalistes auraient opéré un repli stratégique. Plusieurs sources non officielles annoncent le départ négocié des éléments de Africa Corps de Kidal, ville symbole de la souveraineté du gouvernement malien sur le contrôle du territoire national.
Selon la télévision publique, plusieurs centaines d’assaillants ont été neutralisés, et une opération de ratissage a été engagée par les FAMa.
Cette attaque a été unanimement condamnée par les organisations internationales et régionales comme l’ONU, l’Union africaine, la CEDEAO et l’AES. Certaines préconisent une alliance stratégique pour faire face à l’hydre terroriste.
La rédaction





