Le congrès constitutif de la Confédération Nationale des Travailleurs du Niger (CNTN-Dignité), la dernière-née des Centrales syndicales au Niger, prévu se tenir les 13 et 14 août, à Niamey, n’a pas eu lieu. Et pour cause. L’administrateur délégué de la ville de Niamey l’a interdit. Pourtant, le thème retenu colle à l’actualité : « Syndicalisme et souveraineté : rôle des travailleurs dans la Refondation du Niger ». Dans un arrêté en date du 12 août dernier, l’administrateur délégué de la ville de Niamey a justifié sa décision. « Le congrès constitutif du bureau exécutif provisoire de la Confédération Nationale des Travailleurs du Niger (CNTN-Dignité), prévu du 13 au 14 août 2026, est interdit pour absence de récépissé ». Intervenant à la veille de l’ouverture du congrès qui devrait porter cette nouvelle Centrale sur les fonts baptismaux, l’arrêté de l’administrateur délégué constitue une douche froide pour les responsables de la Centrale syndicale et les congressistes. Même s’ils entendent faire contre mauvaise fortune bon cœur, les syndicalistes ont pris acte de la décision tout en réaffirmant leur disponibilité au dialogue et leur engagement à défendre les intérêts matériels et moraux de leurs adhérents. En rappel, leur dossier a été déposé à la Mairie de la ville de Niamey depuis le mois d’avril dernier.
Née de la crise de légitimité au sein de la Confédération Nigérienne du Travail (CNT) avec l’éviction de son secrétaire général de cette Centrale, Halidou Mounkaila, la CNTN a vu le jour le 6 avril dernier au sortir d’une déclaration rendue publique par quarante syndicats. En principe, Halidou Mounkaila est pressenti pour prendre la tête de la nouvelle Centrale au terme de son congrès constitutif. A cette date, la CNTN revendique 46 syndicats affiliés.
La rédaction





