L’UJPLA a appris avec soulagement, par la confirmation de Reporters sans frontières (RSF) le mardi 6 octobre 2026, que notre confrère Moussa Kaka, journaliste à la Radio Télévision Saraouniya de Niamey, est « détenu par les autorités ». Cette confirmation met fin à trente-six jours d’incertitude sur son sort.
Moussa Kaka avait quitté les locaux de son média le 31 août 2026, après sa journée de travail. Depuis, plus aucune nouvelle de lui. Sa famille, ses proches et ses collègues ont multiplié les démarches pour le retrouver, tandis que des organisations de défense des droits humains et des libertés fondamentales exprimaient leur inquiétude.
Si savoir notre confrère vivant est une nouvelle rassurante, l’UJPLA s’indigne qu’il ait fallu attendre trente-six jours pour que sa détention soit reconnue officiellement. Durant ce temps, de nombreuses questions sont restées sans réponse : où était-il détenu ? Par qui ? Pour quels motifs ? A-t-il été présenté à un magistrat ? A-t-il eu accès à un avocat et à sa famille ?
En conséquence, l’UJPLA :
- exige que les autorités rendent publics les motifs de l’arrestation et le lieu de détention de Moussa Kaka ;
- demande qu’il soit présenté sans délai à un magistrat et qu’il bénéficie de l’assistance d’un avocat de son choix ;
- réclame que sa famille puisse lui rendre visite ;
- appelle à sa libération immédiate si aucune charge légalement fondée n’est retenue contre lui ;
- rappelle que l’exercice du journalisme ne saurait être un motif de détention, et que nul ne peut être privé de liberté en dehors des garanties prévues par la loi ;
- remercie les organisations nationales et internationales qui se sont mobilisées, et invite l’ensemble de la profession à rester solidaire.
L’UJPLA continuera de suivre cette affaire de près et se réserve le droit de prendre toute mesure utile pour défendre notre confrère.
Fait à Abidjan, le 07 Octobre 2026
Pour l’UJPLA





